LE CHAT BOTTÉ – Notes d’intention

NOTE D’INTENTION DE MISE EN SCÈNE

Après avoir mis en scène les Malheurs de Sophie et Un Bon Petit Diable et m’être plongée dans l’univers moral et initiatique des romans de la Comtesse de Ségur, j’ai eu envie de mettre en scène Le Chat Botté. Celui que j’ai imaginé dans mon enfance, cet antihéros, qui m’a toujours fascinée. En effet, toute petite déjà, je rêvais d’être un Robin des bois, un Petit Poucet, un Chat Botté. Ce qui m’a attiré dans ce conte n’est pas que le chat utilise l’escroquerie ou la manipulation pour arriver à ses fins, mais bien la mise en abyme du « jeu ».

Le chat du meunier joue à être le Chat Botté qui joue à rendre son maître riche, et il y arrive. Le chat entraine les trois autres personnages du conte (la princesse, le pauvre, la méchante ogresse) ainsi que les spectateurs, dans son univers féérique, comme un chef d’orchestre, à la fois magicien et devin qui tire les ficelles de bout en bout. Pour rajouter à la modernité du conte, j’ai imaginé un chat masqué, un super héros des temps modernes, une Catwoman, qui pour arriver à ses fins ne reculerait devant rien, un meunier, jeune homme d’aujourd’hui, qui serait le pont entre la fiction et la réalité, et une reine tout droit sortie d’un livre de conte, à l’apparence typique mais au discours surprenant, et enfin, l’ogre, un monstre.

Pour créer ce spectacle, je me suis entourée de l’équipe du Théâtre aux Etoiles, les mêmes exactement que ceux des deux spectacles précédents. Nous avons eu, en commun, cette envie de proposer aux enfants d’aujourd’hui, l’adaptation d’un texte classique, vieux de quatre siècles, revisité par les grands enfants que nous sommes.

Rebecca Stella

NOTE D’INTENTION D’ADAPTATION

C’est une histoire immorale qui fait l’apologie de la ruse et de la tricherie. Le chat en est la tête pensante, le magicien intelligent qui va sortir un jeune garçon pauvre de l’embarras. Avec habilité, Il fait tout pour que le fils du meunier acquiert, sans trop se fatiguer, une stature et des biens. Comme La Fontaine dans ses fables, Perrault ouvre déjà la porte au fantastique en donnant la parole à un chat. L’anthropomorphisme permet de dénoncer les tares de la société sous couvert de satire, ce qui est toujours d’actualité. C’est aussi un récit initiatique pour le jeune meunier qui aura des épreuves à surmonter : apprendre les bonnes manières, accepter les ordres du chat, se jeter à l’eau, mentir à la Reine… La morale de l’adaptation rejoindra celle de Perrault. L’argent obtenu par l’héritage n’est pas suffisant pour réussir. D’autres éléments entrent en jeu : la ruse du chat, la naïveté du fils du meunier, l’aveuglement de la Princesse, la prétention de l’ogre et surtout l’amour ! L’adaptation et la mise en scène font la part belle au jeu burlesque et font voyager dans le temps notre jeune meunier et son chat.

Rebecca Stella et Danielle Barthélémy

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